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mercredi 22 mai 2013

Avant l’AH, le Conseil des Résidents. Une page d’histoire


Voici un article qui peut être considéré comme une "bonne feuille" de mon livre à paraitre "Louvain-la-Neuve au temps des pionniers". Il m'a été demandé par l'Association des Habitants de Louvain-la-Neuve, qui a repris une partie de l'héritage du "Conseil des Résidents" de 1971.

Vos réactions et compléments sont les bienvenus.

Articule paru dans l'AH info n°134 - mai 2013 


Dès l’automne 1971, des membres de l’UCL, futurs habitants, se sont préoccupés de créer un organe « citoyen » autonome par rapport à l’Université, maître d’œuvre de la création de la ville. L’AH INFO a demandé à Paul Thielen, l’un des fondateurs du Conseil des Résidents, de nous retracer cette page d’histoire.
 
La genèse de la création du Conseil
 
À l’automne 1971, donc bien avant la première rentrée universitaire d’octobre 1972, l’UCL a organisé une visite du chantier, suivie en décembre d’une visite comparative du domaine du Sart-Tilman. Participaient à l’expédition de LLN essentiellement des responsables du « milieu de vie » et en particulier du secteur socioculturel. Alors que j’étais déjà venu visiter le site avec des amis ou des cousins, je me suis aperçu ce jour-là que la ville avait depuis peu pris visage. Les rues se dessinaient, beaucoup de bâtiments émergeaient de leur gangue de boue originelle. J’ai ressenti alors violemment qu’on risquait d’aller vers une « ville d’entreprise », version moderne des corons, avec une Université propriétaire, employeur, gestionnaire des services publics, édictrice de choix moraux, promoteur immobilier… Cela ne correspondait pas à mon rêve d’une ville nouvelle et me paraissait un grand danger pour l’Université.
 
Le contexte historique d’alors faisait craindre une impasse. Entre, d’une part, les Autorités de l’Université, particulièrement le recteur Massaux et le vice-recteur Devroede, et d’autre part, le personnel scientifique et les associations étudiantes, les rapports n’étaient pas simples. Il y avait eu le « rapport confidentiel » de la Pentecôte 1971 dénonçant aux évêques bon nombre de membres de la communauté et se promettant d’y mettre bon ordre à l’occasion du transfert en plaçant des éducateurs. On venait de connaître l’échec du GPA (Groupe de Programmation Académique) qui devait donner un nouveau visage à l’UCL et auquel le personnel avait consacré énormément d’énergie. Un slogan mortifère était répété : « participation, piège à cons ».
 
Il était important pour certains de changer la donne en créant à l’occasion de l’arrivée à LLN, une entité débarrassée de ce passé difficile et entièrement tournée vers l’avenir, en s’appuyant sur une nouvelle légitimité, celle de futurs acteurs du terrain urbain.
 
Sans délai je suis allé trouver, à son bureau d’Heverlee, Manu Lousberg, professeur à la Faculté de Sciences Appliquées – l’une des deux premières facultés à être transférées – et futur habitant. Nous avions en commun de vouloir l’« autonomie du milieu » et l’indépendance de la vie citoyenne par rapport aux hiérarchies propres à l’entreprise UCL.
 
À deux, nous avons décidé la création d’un Conseil représentatif des futurs acteurs de la vie à LLN. Aujourd’hui on appellerait cela une structure autoproclamée. Et nous avons réfléchi aux catégories qui devaient être présentes. Ceux qui avaient affirmé leur intention d’habiter LLN dans les années suivantes, ceux qui allaient y travailler, les commerçants et animateurs qui allaient rendre des services, … L’essentiel avant la rentrée d’octobre 1972 était de rassembler des personnes qui pourraient demander de l’information, en apporter et transmettre leurs souhaits entre l’UCL et les futurs acteurs, réagir aux projets au fur et à mesure de leur mise en forme.
Rapidement nous avons largement parlé de nos intentions aux futurs participants potentiels (AGL, associations du personnel, cercles et autres groupes auxquels étaient attribués des maisons ou des appartements communautaires dans la première phase…) et les avons invités à une réunion constitutive.
 
La première réunion officielle a eu lieu à Leuven le lundi 22 novembre 1971. On a choisi le nom de « Conseil des Résidents » de Louvain-la-Neuve. « Conseil » pour s’affirmer avec autorité en ayant comme base la citoyenneté émergente. Mais ni comité, groupe de travail, commission de contact … Ceci sans mettre en cause l’existence d’une série de rencontres auxquelles l’UCL et particulièrement le Secteur Social et Culturel avairnt convié des représentants de différentes entités. Pendant des mois, et selon l’inspiration des rapporteurs ou des preneurs de notes, le Conseil reçoit parfois l’épithète de provisoirefutur, … Mais dans mes notes manuscrites, on parle presque toujours de Conseil des résidents (CR). Le Conseil n’est pasprovisoire ou futur, seuls les résidents le sont. Et la composition est variable en fonction des disponibilités et des réflexions sur la représentativité et sur l’efficacité.
 
Il a été clairement décidé de ne pas parler d’habitants dans la dénomination mais de choisir un terme plus large pour parler des usagers de la ville : résidents souvent orthographié résidants.
 
Les premiers pas du CR
 
Dans son livre sur « Le grand dessein », Michel Woitrin saisit bien l’importance d’une telle affirmation : la vitalité du corps social constitué progressivement à Louvain-la-Neuve apparait dans les structures dont il s’est doté très tôt : un conseil des résidents a été créé dès le 22 novembre 1971 afin de tenter de faire contrepoids à l’Université omniprésente (propriétaire, gestionnaire et employeur). Les représentants des habitants furent associés sans retard aux délibérations du Comité de Coordination où ils apportaient leurs réflexions et leurs exigences propres, dans un esprit constructif.  « Très tôt », « dès le », « sans retard ».
 
Le Conseil fut admis sans problème dans les réunions d’instances préparant la ville nouvelle. Le contact le plus suivi fut maintenu avec l’ADSC (administration du secteur social et culturel). La première réunion commune eut lieu au Centre Social à Leuven 's Meyersstraat , le 11 janvier 1972.
Certes, dans son livre « Naissance de Louvain-la-Neuve », Jean-Marie Lechat surévalue-t-il un peu son rôle en suggérant que c’est lui qui a inventé le Conseil de Résidents mais il fut un informateur fidèle tout au long de ces mois de préparation de la ville. Il proposa aussi la présence de Colette Deleval, de l’Administration du Secteur Social de l’UCL, pour assurer le secrétariat des réunions, ce que Colette fit avec loyauté distinguant quand il le fallait les positions de l’ADSC et du CR.
Ni Manu Lousberg ni moi-même ne se portèrent jamais candidats à des rôles d’autorité au CR ; nous avons essentiellement joué le rôle d’initiateurs et de porteurs privilégiés d’information. Pour les rencontres organisées avec des responsables de haut niveau, comme le Conseil d’Administration de l’UCL ou les autorités communales, une décision de délégation était prise.Pour sortir de cette fragilité, un bureau fut élu. Philippe Bruyère, étudiant en maths-physique, en prit la tête et assura la fonction de représentant privilégié du CR.
 
Jusqu’en août 1972, la préoccupation essentielle du CR était la présence future à LLN. Tout change quand on est sur place. Chacun a son calendrier : pour l’UCL le début de LLN, c’est le plus souvent la pose de la première pierre en février 71. Pour les animateurs du CR, c’est (dès) le mois d’août 72 à l’occasion du camp international organisé à la Ferme du Biéreau. « C’est là que le cœur de LLN a commencé à battre ». Des habitants permanents se domicilient. À partir de cette date, plusieurs étudiants préparent la ville, aident au nettoyage pour que les étudiants soient accueillis par des étudiants et autres résidents. Le CR veut être celui qui invite dans sa ville.
 
Avec sa résidence jour et nuit dans LLN, le Conseil des Résidents trouve une nouvelle légitimité. On pourra procéder à des élections sur base des lots urbains. Et les premiers élus choisissent Babeth Bonaert, étudiante en licence en sciences physiques, comme première présidente officielle.
Les réunions se multiplient car il faut gérer différemment le long terme (le Centre-Ville et sa dalle !) et le court terme. Même en s’affirmant dès novembre 1971, le Conseil des Résidents s’est retrouvé souvent devant des décisions déjà prises de façon irréversible.
Quelques points forts. Le soutien aux étudiants refusant de signer un contrat de logement modifié (autour de la mixité) par rapport à celui négocié. Le refus d’une grande crèche (dénoncée comme crèche mammouth) au profit de petites crèches réparties dans la ville. Le soutien aux habitants de la Baraque qui refusaient la politique de la table rase.
 
Cette histoire, on peut la lire dans le journal des résidents, La Bulle devenue Labule, témoin fidèle des premières années de la vie en ville. À l’été 1979, on constate que l’Association des Habitants remplace peu à peu le Conseil des Résidents. Les problèmes des résidents permanents s’écartent des soucis étudiants. Quels espaces de rencontre aujourd’hui entre les utopies urbaines des jeunes et des anciens ?
                                                                                                                                                                                                                    
                                                                                                                                               
Paul Thielen

dimanche 24 février 2013

La Bulle et ensuite Labule. Journal du Conseil des Résidents de LLN


Louvain-la-Neuve documents en ligne
LA BULLE ensuite LABULE
Périodique édité par le « Conseil des Résidents » à partir de 1972

En parallèle à mon livre "Louvain-la-Neuve au temps des pionniers" je vais mettre en ligne des documents d'époque. Voici un premier essai sur les 6 premiers numéros de "La Bulle", ensuite "Labule", journal publié par le Conseil des Résidents. Je joins le numéro 0. Ce sont quelques feuilles stencilées annonçant le bimensuel qui paraîtra à partir de novembre 1972.
La collection que j'utilise est celle de Manu Lousberg qui m'a été transmise par Madame Lejeune qui l'a sauvée lors du décès de Manu. Merci à elle.
Il y a aussi une collection à l'Association des Habitants, une autre aux Archives UCL et quelques autres chez des pionniers de LLN.
A ma connaissance les seuls numéros scannés et mis en ligne sont ceux-ci.
Paul
Ma collection va jusqu'au numéro 138 publié en février 1985. A terme j'espère mettre en ligne au moins les numéros des années 70.

lundi 8 octobre 2012

mardi 4 septembre 2012

Philippe, un pionnier de 1972 évoque des souvenirs

Salut Paul,

j'ai été le premier habitant du CRU où tu as habité aussi.
Quand les ouvriers m'ont vu arriver quelques jours avant la rentrée, ils m'ont demandé dans quelle chambre j'allais dormir. En fait, il n'y avait encore aucune rampe dans les escaliers et ils souhaitaient mettre une porte dans la chambre que j'allais occuper pour être sûrs que, si des fois j'étais somnambule, il n'allait rien m'arriver.
Ensuite, mais c'était un certain Paul Thielen, il y a eu l'organisation de "la botte ... (je ne sais plus quoi)" qui devait nous permettre de rire de nos déboires dans la boue.
Je ne citerai que certain kot du CI tellement petit que son locataire avait monté le lit sur des gites (prélevées sur le chantier) pour y mettre son bureau sous le lit. Ou de ce kot de la MDS (le bâtiment appelé "boites aux lettres")où il n'y avait aucune place possible pour mettre le lit.
Autre souvenir, alors que le site ne comptait qu'environ 300 étudiants (dont moins de 30 filles), une journée ensoleillée où quelqu'un avait sorti sa guitare à l'heure de midi, bientôt accompagné de plusieurs instruments et pour finir un piano s'est retrouvé dans la rue. l'ambiance était telle que pour finir, les profs sont venus voir pourquoi personne n'assistait au cours de l'après midi.
Je me souviens aussi que le premier président du conseil des résidents n'était pas le professeur Manu Lousberg comme l'histoire semble vouloir s'écrire, mais bien une étudiante en physique (Babeth Bonaert), également du CRU.
Je me souviens aussi du premier brûlage de culotte commun (nous étions une vingtaine) en juin 1973 à faire les fous entre la bibliothèque et la MDS (près de la "place en bois").
Je me souviens aussi des spectacles "avant gardistes" que les locataires de la ferme du Biereau s'efforçaient d'organiser, de la Lemniscate et son programme culturel, de l'appartement "des bouffeuses de foin" qui essayaient de propager les vertus de la nourriture végétarienne...
Bref, tout des souvenirs d'ancien combattant!!

Philippe 

mardi 28 août 2012

On a marché sur la Terre


Neil Armstrong a marqué d'un dernier pas la Terre entière. Au mois de juillet 1969 il nous avait réveillés dans la nuit et rassemblés autour du même écran. Il nous a réunis une ultime fois en ce mois d'aout 2012.
Pas en héros mais en héraut. Annonciateur d'une ère nouvelle. Avec Youri Gagarine les humains se sont détachés de la Terre, avec Neil Armstrong ils savent qu'ils peuvent s'établir au moins quelque temps sur un autre corps céleste.
Et surtout ils nous ont fait regarder la Terre, boule bleue si fragile, si limitée. 
La conquête spatiale a marqué les premiers temps de Louvain-la-Neuve, non pas comme l'annonce prométhéenne d'une expansion sans fin mais pour fixer les bornes de notre ambition.

Qui sont les usagers de Louvain-la-Neuve ? Liste à compléter


  • étudiants
  • chercheurs
  • enseignants à différents niveaux
  • administratifs
  • techniciens

  • enfants
  • adolescents
  • adultes
  • retraités "actifs" et "non actifs"

  • commerçants
  • animateurs permanents ou de passage

  • personnel des services publics
  • entrepreneurs
  • visiteurs 
à qui pensez-vous encore ?

Mon livre : Louvain-la-Neuve au temps des pionniers



Les éditions Academia m'ont proposé de publier mon texte chez eux. Academia est désormais associé aux éditions de l'Harmattan au très riche catalogue.
La plupart des livres publiés jusqu'ici sur Louvain-la-Neuve sont le fait des maitres d'œuvre de la ville ou d'observateurs séduits par son esthétique. Mon projet est de prendre le point de vue des usagers et particulièrement pendant les années 1972 à 1977.
C'est d'abord un travail de mémorialiste (je n'ose pas le mot historien car je ne suis pas un professionnel de cette discipline), basé sur mes souvenirs, mes notes d'époque, les rapports du Conseil des résidents, le journal La Bulle - Labule, des archives... Les 5 premières années ramassent bien l'essentiel des questions qui depuis 40 ans hantent la ville nouvelle.
Mais je situe l'aventure de Louvain-la-Neuve dans l'histoire du milieu de vie qui s'est développé autour de l'UCL. Particulièrement attentif à l'évolution des maisons communautaires aux kots-à-projet. Depuis le milieu des années 50 j'ai connu la principale originalité de l'esprit UCL: l'habitat groupé d'étudiants lié à un projet socioculturel. Avec la popularisation de la cohabitation, l'expérience de Louvain-la-Neuve se répand dans le monde. Des villes françaises comme Paris ont repris le nom et le principe des KAPS. Ce sera un thème privilégié de mon travail.
Les pionniers de Louvain-la-Neuve étaient porteurs d'utopies: sur la vie en société, les rapports hommes-femmes, l'organisation des convictions religieuses et philosophiques, les relations entre les sciences et la vie sociétale, ... 40 ans plus tard ces utopies doivent être revisitées. Je pense même que les confrontations actuelles habitants-étudiants, UCL et autorités communales, jeunes et personnes âgées... doivent déboucher sur une refondation. La ville a vieilli particulièrement le quartier Bièreau. Il est relooké mais son renouvellement doit être bien plus profond.
C'est pourquoi au travail de mémorialiste je joins un labeur de chroniqueur des initiatives prises ces dernières années. Face aux oppositions de différentes catégories des usagers de LLN, je plaide pour une nouvelle alliance entre tous ceux qui vivent la ville. Les usagers sont pour moi ceux qui y travaillent : étudiants, chercheurs, enseignants pour différents âges, commerçants, ... Je pense à ceux qui sont les animateurs d'une heure, d'un soir, d'une semaine... comme ceux du Kidzik qui s'achève en cette fin d'aout 2012. Il y a aussi les habitants au long cours, d'une nuit, de quelques semaine de recyclage. Les visiteurs, les spectateurs, les peintres muraux... La liste est longue des usagers de notre cité. Je voudrais rapporter leur rôle. Dès la première année de LLN nous nous étions interrogés : la ville est-elle faire pour les résidents ou pour les visiteurs? Ma réponse était : pour les deux. Les visiteurs, souvent gênants des premières places et ruelles, étaient aussi des contribuables dont l'argent avait été indispensable et auxquels on avait vendu la paix linguistique, l'insertion dans la région francophone, le développement du Brabant wallon jusque là très villageois...
Voilà quelques-une des idées que je développe dans mon bouquin. Je voudrais le nourrir de davantage de photos, de documents, de témoignages. Si vous connaissez des gens qui ont usé de LLN dans les années 70, pouvez-vous leur demander de prendre contact avec moi? Merci.
Paul

mardi 7 août 2012

Kosmopolite Art Tour. Peintures murales LLN


KOSMOPOLITE ART TOUR
Louvain-la-Neuve

Au début de Louvain-la-Neuve, la consigne était de s'en tenir à quelques couleurs : le gris du béton, le rouge brique, l'orange des tentures... La superette Epece (Economie Populaire de Ciney), seul magasin des pionniers ne vendait pas de peinture jaune, rouge, bleue... On écrivait des poèmes sur les murs à la craie, pour ne pas imposer des tatouages permanents.
Mais un jour des étudiants et des assistants ont acheté de la peinture à l'extérieur et coloré la ville, murs et pavés, de dessins non programmés par les urbanistes.
Un professeur de chimie, courroucé par cette indiscipline, envoya ses collaborateurs avec des litres de solvants pour effacer le sacrilège.
Et en cette année 2012, le sacrilège est devenu le rite. Kosmopolite Art Tour a reçu la permission de couvrir des dizaines de murs de ce street art, de ces graffitis jusqu'ici signes d'impertinence.
Venez visiter cette galerie en plein air. 






Voir aussi articles sur différents sites :

samedi 4 août 2012

Kosmopolite Art Tour


voir mes photos sur 

Closing Block Party


Samedi 4 aôut (de 18 à 23h).
Soirée de clôture du Kosmopolite Art Tour, festival de street art et de graffiti. Au programme : des animations musicales prévues toute la journée sur la Place des wallons, qui se prolongeront jusqu'à la fin de la soirée avec une sélection d'invités surprises.

Plus d'infos : www.kosmo-art-tour.com
Vidéo de présentation : http://vimeo.com/44721137
Toutes les news sur : www.facebook.com/KosmopoliteArtTour
Où :
Dj's :
Supafly, Kwak, Black'n lekker, Scliffe
Informations :

mercredi 4 juillet 2012

La Place des Sciences ressuscite

https://picasaweb.google.com/110075015355556431360/120704LLNPlaceDesSciencesEtAlentours
Quelques photos de ces grands travaux qui vont renouveler la place emblématique du quartier Sciences.

"Rénovation de la Place des Sciences. "Les travaux visent à remplacer le "platelage" en bois d'azobe par du chêne d'origine indigène issu des forêts des provinces de Namur et du Hainaut (Bois de la Donation Royale à Ciergnon et forêts de Cerfontaine et de Chimay). Ces travaux permettront d'améliorer l'accessibilité de la place. Pour ce faire 2 escaliers confortables seront ajoutés pour sortir de la zone centrale. Réparer et traiter les bétons de la place avec la même méthode et même teinte que le traitement réalisé sur le batiment des auditoires des Sciences"


Vos réactions ?
Paul Thielen

dimanche 1 juillet 2012

Ferme du Biéreau 40e anniversaire Habitants

Les habitants de la Ferme du Biéreau, Corps-et-Logis, fêtaient leurs 40 ans. C'est à la Ferme du Biéreau, en 1972, que le coeur de Louvain-la-Neuve a commencé à battre. La ville nouvelle est née sur la paille. Elle a été pétrie de boue. Il est heureux que les festivités du quarantenaire de LLN 1972-2012 commencent ici sur ce site historique. Toujours marqué par les visages multiples de la culture et les différentes formes d'autorité sur une ville. Impulsions universitaires, pouvoirs publics, initiatives citoyennes, ... 
La Ferme est le lieu géométrique de ces tensions interfécondes.


https://picasaweb.google.com/110075015355556431360/120630FermeDuBiereau40ansHabitants


mercredi 20 juin 2012

40 ans Ferme du Biéreau. La fête


Les fêtes du 40e anniversaire de Louvain-la-Neuve, ville et pas seulement entreprise scientifique, débutent ce samedi 30 juin, au lieu où l'animation de la ville nouvelle a vraiment commencé : la Ferme du Biéreau. Pendant les grandes vacances de 1972, le grand carré brabançon a été animé par un camp international dont l'ambition, selon Simon-Pierre Nothomb, responsable des relations extérieures de l’UCL, était de donner un petit coup de neuf à cet espace sauvage mais aussi de colorer la nouvelle implantation par les drapeaux des nations. Des jeunes de nombreux pays avaient été invités. Et plusieurs des futurs habitants du quartier Biéreau vinrent donner un coup de main à ces petits travaux de rénovation et participer à l’ambiance.
Le bâtiment du Génie civil, avec Manu Lousberg digne héritier de Baden Powell, avait depuis longtemps marqué le territoire d'une borne blanche. Les ultra-pionniers de la famille Jongen occupaient leur cantonnement dans un bosquet du futur parc, dès 1971 l'UCL avait déposé la pierre de fondation dans l'enceinte du cyclotron, quelques futurs responsables de services s'installaient dans les premiers immeubles collectifs mais pour la première fois c'est dans la Ferme du Biéreau que le cœur de Louvain-la-Neuve s'est mis à battre.
Oui, Louvain-la-Neuve a commencé sur la paille. Le fumier trônait toujours au centre de la ferme, les bovins donnaient le « la » pour l’avenir musical du site et Monsieur Roussel avait bien l'intention de prolonger un peu son bail.
Il a vite compris qu'il pourrait se faire des alliés du petit groupe d'étudiants qui s'installaient pour quelques années en son logis. Il partageait leur table, se faisait à leurs habitudes. Un souvenir : pour les participants qui le désiraient, une eucharistie simple avait été prévue dans la salle du logis, à droite en entrant par le petit escalier. On célébrait assis à la table commune. Quelqu'un est allé demander une assiette à Roussel afin de déposer le pain. Le fermier est entré pendant la célébration et est resté quelques minutes. À la fin on lui a demandé s'il n'avait pas été troublé par la façon étudiante de célébrer une messe. Il a dit seulement : « si j'avais su que c'était pour cela, je vous aurais donné une plus belle assiette ». Ce fut la première messe à Louvain-la-Neuve.
Pendant le bal de clôture du camp, dans les écuries, Roussel a jailli soudain au milieu de la piste, il a arraché un jeune fermier aux bras de sa cavalière et l'a entraîné dans l'étable en disant "viens, j'ai des taureaux à vendre". Et la jeune fille est restée penaude au centre des danseurs.
Il est symbolique que les habitants actuels du « corps-et-logis » de la « Ferme du Beau Regard » lancent la fête des 40 ans. Avec le hameau de la Baraque, ce fut un peu le caillou dans le soulier des concepteurs de la ville. Il rappelait que les universitaires arrivaient sur un terrain faiblement peuplé mais où certains habitants désiraient refuser le départ pour tenter la cohabitation. Il rappelait que l’art a des faces diverses et l’occupation actuelle des lieux, traversés par une emblématique diagonale, marque bien la pluralité des extrêmes. Amateurs et pros ?
La Ferme exprime bien aussi une des découvertes du vieux Leuven, transposées dans Louvain en Wallonie, c’est qu’un lieu d’animation doit être habité. Pas seulement par un couple de concierges ou un régisseur. Pendant 40 ans, les relations du groupe des habitants avec les autorités universitaires et communales ont souvent été difficiles. On reprochait aux occupants des faiblesses administratives, le blocage prolongé de lieux que l’on désirait rentabiliser un jour. On leur imposa parfois un gestionnaire.
Quarante plus tard, l’esprit de 1972 est toujours présent. Tout le monde est invité à la fête, samedi 30 juin, dans le carré historique. On inaugurera une exposition avec des photos de ce fameux camp international fondateur. Écouter de la musique, chanter, danser comme aux temps apostoliques. Et l’atelier sérigraphique où séchèrent, sur des cordes à linge, tant d’affiches du passé, retrouvera sa fonction en imprégnant des tee-shirts.

vendredi 4 mai 2012

Les ingénieurs fêteront Sainte-Barbe le 4 décembre

http://www.ailouvain.be/activities/110
Avec des licences de la Faculté des Sciences (Mathématiques et Physique), les Ingénieurs des dernières années étaient dans les premiers étudiants établis à Louvain-la-Neuve.
Ils fêteront cela sur la Place des Sciences, le 4 décembre 2012. Dans la tradition de la Sainte-Barbe.
La Faculté des Sciences a-t-elle des projets ?

jeudi 26 avril 2012

Livre. Louvain-la-Neuve au temps des pionniers


Pour la rentrée de septembre 2012, je finalise un livre "Louvain-la-Neuve au temps des pionniers", livre dont je rassemble les éléments depuis longtemps. Il y a 40 ans cette année que nous dormons, ou essayons de dormir, à Louvain-la--Neuve.

J'essaie de retrouver l'atmosphère autour du Conseil des Résidents (que j'ai initié avec Manu Lousberg et dont je fus le responsable des relations extérieures) et des premiers animateurs de la ville.

Afin de compléter les informations retrouvées dans mes propres archives et d'autres documents, je cherche à rencontrer des habitants des années 1972 à 1975, ainsi que d'autres personnes actives dans le milieu de vie des pionniers.
Pour éviter de faire double emploi avec les bouquins proposés par d'anciens responsables officiels à l'UCL, je prends davantage le point de vue des habitants et acteurs du milieu de vie des premières années.

Quelques points de la table des matières:
Chronologie des premières années, géographie évolutive du quartier Biéreau, dico Biéreau... 
L'habitat étudiant : maisons communautaires de services (CIEE, CSE, CRU, Maphys, CI, Centre Galilée), appartements communautaires (futurs kots-à-projet), autres logements dans la "chaussette", ... Proximité habitat étudiant et ménages. La Ferme du Biéreau. Les groupes de logements non étudiants (Belcoha, scavée du Biéreau, les Verchons...) Mixité étudiantes-étudiants reconnue. La "cohabitation juvénile". L'intergénérationnel. Les enfants de ces années-là. Les écoles. Les pré-pionniers du Parc de Louvain-la-Neuve.
La Baraque.

Les commerces (pharmacie, le Mitcho, les banques de la Wall street...) La Poste. Manger à LLN. 
La vie culturelle. Les utopies autogestionnaires : Balai libéré, Bébé libéré, ... 
Relations avec groupes représentatifs de l'UCL. AGL, Corps académique, PATO, administration ... Arrivée de Cardijn.
Les animations urbaines. 
Relation avec les entités voisines (Ottignies (Bourgmestre, Conseil communal, Le Mégot, Clerlande, ...) et d'autres "comités de quartier" (Bruxelles Nord, Rome, ...)
Conseil des Résidents ou conseil des résidants? Quelle représentation pour un milieu de vie émergeant? 
Et bien d'autres sujets encore. 

Je cherche donc à rencontrer des acteurs des premières heures de LLN pour recueillir des témoignages.
Il me semble que ce serait aussi l'occasion de faire un inventaire des photos et autres documents de ces premiers temps. Les scanner?

D'autre part j'ai commencé à inviter pour un repas (ou davantage) mes anciens voisins de la rue des Wallons et de la Place Galilée. Je vise surtout les années 72 à 75 mais ce pourrait être un peu plus large.

Y a-t-il d'autres initiatives? Quelque chose de significatif depuis le grand repas du 25e anniversaire?  

jeudi 19 avril 2012

Louvain-la-Neuve, ghetto intellectuel ou ville ouverte ?

Dans un article de la Revue Nouvelle paru sous ce titre en janvier 1972, je notais ceci : " Comme l'écrivait le Times, dans l'architecture de Louvain-la-Neuve d'aujourd'hui, la bibliothèque joue le rôle de la cathédrale des villes de jadis. Sera-t-elle forteresse du savoir ou espace de rencontre ? Ce sera à nous et à vous d'en décider et d'agir pour que cette décision prenne corps".
Depuis peu ce bâtiment emblématique est appelé à devenir "musée". C'est un peu le rôle que j'espérais pour lui en 1972. Le sablier des deux places, place des Sciences et place Galilée, a déjà égrené 4 décennies. 
Je repasse presque tous les jours sur cet espace que comme pionnier j'avais espéré devenir une interface entre les Sciences et le reste de la société, l'Université et la Ville. La bibliothèque étonne chaque fois par ses couleurs. Elle reflète toutes les saisons, tous les âges. 

vendredi 2 mars 2012

Futur musée de Louvain-la-Neuve dans la Bibliothèque des Sciences

Futur musée de LLN : dans la bibliothèque !

Guy Duplat
Mis en ligne le 01/03/2012
On croyait le projet de musée de LLN enterré. Au contraire, il revient en force. Encore plus grand, il sera installé dans la bibliothèque. Ouverture fin 2015 !
Analyse
Surprise. Le conseil d’administration de l’UCL, réuni ce mercredi, a approuvé le projet d’installer le futur grand musée de Louvain-la-Neuve, le "Musée du dialogue", dans l’actuelle bibliothèque des sciences, un lieu très symbolique et le bâtiment sans doute le plus emblématique du site universitaire construit en 1975 par l’architecte André Jacqmain. Le musée fera plus que tripler sa surface par rapport à la situation actuelle et s’y installera fin 2015.

vendredi 9 décembre 2011

Conseil des résidents, conseil des résidants



J'avais suscité la création de ce conseil juste après une visite effectuée par divers membres du secteur socioculturel de l'UCL sur les travaux du site de LLN. J'ai pris conscience de l'urgence de créer un contre-pouvoir à celui de l'Université qui était en train de cumuler les rôles de promoteur, employeur, propriétaire, ... Pour ne pas être seul à lancer ce conseil je suis allé trouver Manu Lousberg, professeur chez les ingénieurs, avec lequel j'étais en conflit sur le terrain religieux mais qui était un homme d'influence. Lors du repas du 25e anniversaire de LLN, Manu a rappelé notre rôle à ce moment. Nous avons réfléchi à ce qui serait la base du recrutement du conseil. Manu insistait sur la présence de ceux qui avaient prévu de s'installer ou d'être actifs sur le site. Nous avons constaté que nombre d'administratifs préparant Louvain-la-Neuve étaient intéressés par l'existence d'une instance qui ne dépende pas directement des autorités académiques. Les gens d'Ottignies aussi voyaient avec plaisir des interlocuteurs qui se présentaient comme futurs habitants d'un quartier.
Les résidents (ou résidants comme on l'écrivait aussi) étaient des étudiants, enseignants, membres du PATO. Le projet de créer une instance vient des futurs habitants de Louvain-la-Neuve mais le terme résidents a été suggéré par des administratifs de l'UCL anciens de Lovanium et qui apportaient leur grande expérience de la gestion d'un site universitaire.

Louvain-la-Neuve a 40 ans en 2012

En 2011, l'UCLouvain a fêté le 40e anniversaire de la pose de la première pierre des bâtiments de Louvain-la-Neuve.
La rentrée décisive a eu lieu en octobre 1972. Depuis quelques mois j'ai pris l'initiative de préparer les 40 ans de la présence importante d'étudiants, d'habitants et de membres du personnel de l'UCL.
Il est temps d'avancer dans la préparation concrète.Un évènement important devrait avoir lieu à la rentrée 2012, en septembre ou en octobre, mais d'autres manifestations pourraient avoir lieu à d'autres moments de la prochaine rentrée académique.
Cet anniversaire ne serait réservé ni aux étudiants ni aux habitants mais plus largement sur base de ce qu'en 1972 nous appelions le conseil des "résidents".
Depuis quelques mois je contacte des anciens de la première fournée 1972-1973 et je recueille des suggestions     d'activités.
Je n'ai pas le charisme d'organiser une telle chose mais j'en suis essentiellement l'initiateur et l'inspirateur.
Appel aux suggestions et aux collaborations.